Mer Baltique
Unseenlabs révèle les menaces autour des câbles sous-marins
Marché
Installations Offshore
Localisation
Mer Baltique – Gibraltar – Mer de Barents
Date
24 Nov 2024
En novembre 2024, des câbles sous-marins essentiels ont été rompus en mer Baltique
Deux câbles internet essentiels, véritables piliers de la connectivité mondiale, ont été soudainement et mystérieusement endommagés. Alors que le monde spéculait sur les causes, d’un accident à un sabotage délibéré, Unseenlabs commençait déjà à reconstituer l’histoire depuis l’espace.
Ces incidents ont mis en lumière la vulnérabilité des infrastructures qui soutiennent notre monde interconnecté. Avec la montée des tensions géopolitiques et la course des nations pour sécuriser leurs systèmes critiques, de tels événements nous rappellent les risques invisibles auxquels nous faisons face et l’importance de technologies de pointe capables de les révéler.
PERTURBATION EN MER BALTIQUE : UNE ARTÈRE NUMÉRIQUE SECTIONNÉE
Le câble C-Lion, qui relie la Finlande à l’Allemagne, constitue un corridor vital de 1 200 kilomètres pour le trafic Internet et les communications. Avec un autre câble endommagé reliant la Lituanie à la Suède, il fait partie d’un réseau plus vaste qui soutient des millions d’utilisateurs et d’innombrables systèmes.
Le moment ne pouvait être plus critique. La Suède et la Finlande, toutes deux récemment entrées dans l’OTAN, renforcent leurs défenses face aux menaces potentielles dans le contexte de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les gouvernements nationaux ont distribué à leurs citoyens des guides de survie d’urgence, les préparant à des scénarios pouvant inclure de longues coupures de communication.
Les spéculations autour de ces incidents se sont multipliées, mettant en lumière l’importance stratégique des câbles sous-marins. Mais, dans ce jeu d’intrigues, un nom a émergé : Yi Peng 3, un navire chinois qui aurait opéré dans la zone au moment des dommages. Une découverte qui soulève des questions pressantes sur ses intentions. Simple coïncidence… ou acte délibéré ?
Largement invisibles, mais essentiels à la connectivité mondiale, les câbles sous-marins sont de plus en plus dans la ligne de mire d’acteurs étatiques comme non-étatiques. Identifier les responsables de telles perturbations ne relève pas seulement de l’imputabilité, mais constitue une étape clé pour protéger ces artères numériques qui font battre le cœur du monde moderne.
Le Yi Peng 3 détient-il des réponses, ou cet épisode révèle-t-il d’autres manœuvres obscures ?
Le cas du Yi Peng 3 : un navire aux intentions dissimulées ?
Le mystère s’est épaissi fin octobre, lorsque nos satellites ont suivi le vraquier chinois Yi Peng 3 à proximité de câbles sous-marins dans le détroit de Gibraltar. Habituellement, les vraquiers empruntent des routes directes et prévisibles, mais le Yi Peng 3 a adopté un comportement inhabituel, zigzaguant d’une manière peu caractéristique de ce type de navire.
Ce n’était pas la première fois que le Yi Peng 3 éveillait les soupçons.
Du 9 au 13 mai, le Yi Peng 3 a montré des mouvements inhabituels près du canal de Suez, suscitant des interrogations quant à ses véritables intentions. Puis, entre le 14 et le 17 juillet et du 6 au 8 septembre, le navire est réapparu à proximité de Mourmansk, une région arctique stratégique, accentuant encore le mystère autour de ses manœuvres inexpliquées.
Le comportement du navire, associé à sa proximité avec des infrastructures sous-marines sensibles, laisse penser qu’il ne s’agit pas d’une simple coïncidence. Grâce aux données AIS, nous avons pu retracer ses itinéraires et analyser ses schémas de navigation, dressant ainsi un profil d’activité qui mérite une attention particulière.
DÉCOUVERTE DE NOVEMBRE : UNE AVANCÉE MAJEURE DANS LA SURVEILLANCE MARITIME
Le 22 novembre, le Yi Peng 3 est réapparu, cette fois dans la zone économique exclusive du Danemark. Unseenlabs a détecté ses émissions RF et les a corrélées aux données AIS pour confirmer son identité. La percée ? Nous disposons désormais de son empreinte RF unique.
Pourquoi est-ce crucial ? Les navires cherchant à échapper à la détection désactivent souvent leur transpondeur AIS, disparaissant ainsi des systèmes de suivi traditionnels. Mais grâce à l’empreinte RF, Unseenlabs peut localiser et surveiller ces navires même lorsque leur AIS est coupé. Cette capacité change la donne : elle nous permet de suivre des navires comme le Yi Peng 3 partout dans le monde, de révéler des comportements cachés et d’identifier des risques en quasi-temps réel.
RELIONS LES FAITS : ENSEIGNEMENTS ET IMPLICATIONS
Les événements survenus en mer Baltique et les activités du Yi Peng 3 ne sont pas des cas isolés. Ils s’inscrivent dans un contexte plus large : celui d’une sécurité des infrastructures critiques de plus en plus menacée, où les méthodes de surveillance traditionnelles ne suffisent plus. La capacité d’Unseenlabs à corréler les données RF et AIS constitue un atout déterminant. En détectant et en identifiant les navires que d’autres ne peuvent pas voir, nous offrons un nouveau niveau de connaissance de situation aux gouvernements, ONG et entreprises privées engagés dans la protection de ces actifs vitaux.
Qu’il s’agisse de suivre des comportements suspects à proximité de câbles sous-marins ou d’analyser des zones à haut risque comme le canal de Suez et Mourmansk, notre technologie transforme l’incertitude en renseignement exploitable.